
« J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se
taillent la part du lion et n'en finissent
plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de
salut. Chacun s'amuse comme il peut. »
(Thierry Jonquet,
Rouge c’est la vie, Le Seuil,
1998)
Paul Steinberg, Liliane Dayot, Jacques Lacarrière, Pierre
Vidal-Naquet, Frédéric Fajardie, et maintenant Thierry
Jonquet...
Une fois de plus, "Les Mille-Feuilles" déplore la perte d'un de ses amis –
et non des moindres (trois participations : 8 février 1999, 23 octobre 2000, 21
mai 2007)
!
Les mots nous manquent pour dire notre peine, et ce qu'ont représenté pour nous
l'écriture, l'intelligence et la profonde humanité de ce maître du "polar
à la française", disparu hier à l'âge de 55 ans. Nous nous contenterons de
rappeler l'extraordinaire soirée d'octobre 2000 à La Canaille, où,
"coincé" entre Philippe Meyer et Bertrand Delanoë (« si je comprends
bien, je suis le gauchiste de service ! »), Thierry Jonquet fit
entendre avec beaucoup de subtilité la "petite musique" de Jours
tranquilles à Belleville – ce récit si juste qui lui valut la haine de
tant de
cons.
SALUT ET FRATERNITÉ !
[
cliquer ici pour consulter le
site officiel de Thierry
Jonquet,
et
ici pour le bel hommage d'Hubert Artus dans Rue89]
