Noir c'est la vie...
Par Frédéric FREDJ le 10 août 2009, 20:00 - Histoire - Lien permanent
« J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de salut. Chacun s'amuse comme il peut. »
(Thierry Jonquet, Rouge c’est la vie, Le Seuil, 1998)
Paul Steinberg, Liliane Dayot, Jacques Lacarrière, Pierre Vidal-Naquet, Frédéric Fajardie, et maintenant Thierry Jonquet... Une fois de plus, "Les Mille-Feuilles" déplore la perte d'un de ses amis – et non des moindres (trois participations : 8 février 1999, 23 octobre 2000, 21 mai 2007) ! Les mots nous manquent pour dire notre peine, et ce qu'ont représenté pour nous l'écriture, l'intelligence et la profonde humanité de ce maître du "polar à la française", disparu hier à l'âge de 55 ans. Nous nous contenterons de rappeler l'extraordinaire soirée d'octobre 2000 à La Canaille, où, "coincé" entre Philippe Meyer et Bertrand Delanoë (« si je comprends bien, je suis le gauchiste de service ! »), Thierry Jonquet fit entendre avec beaucoup de subtilité la "petite musique" de Jours tranquilles à Belleville – ce récit si juste qui lui valut la haine de tant de cons. SALUT ET FRATERNITÉ !
[cliquer ici pour consulter le site officiel de Thierry Jonquet, et ici pour le bel hommage d'Hubert Artus dans Rue89]


Commentaires
Encore plus sombre tout à coup le ciel maussade de ce matin !
Plusieurs livres de Thierry Jonquet laissent une marque durable dont la magnifique BD "La bête et la belle", surtout l'inoubliable "Jours tranquilles à Belleville", ses nouvelles de "La vigie", le subtil "Ad vitam aeternam" et le grinçant "Du passé faisons table rase"...
De mémoire, car pas même la force d'aller vérifier les autres titres sur les étagères ("Les orpailleurs" !).
Juste de la tristesse de cette nouvelle que la vie a mal écrite !