« J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels
je n'accorde aucune chance de salut.
Chacun s'amuse comme il peut. »

(Thierry Jonquet, Rouge c’est la vie, Le Seuil, 1998)

Une fois de plus, les Mille-Feuilles déplorent la perte d'un ami – et non des moindres
(trois participations : 8 février 1999, 23 octobre 2000, 21 mai 2007)…
Les mots nous manquent pour dire notre peine, et ce qu'ont représenté pour nous l'écriture, l'intelligence et la profonde humanité de ce maître du "polar à la française", disparu hier à l'âge de 55 ans. Nous nous contenterons de rappeler l'extraordinaire soirée d'octobre 2000 à La Canaille, où, "coincé" entre Philippe Meyer et Bertrand Delanoë (« si je comprends bien, je suis le gauchiste de service ! »), Thierry Jonquet fit entendre avec beaucoup de subtilité la "petite musique" de Jours tranquilles à Belleville – ce récit si juste qui lui valut la haine de tant de cons.
SALUT ET FRATERNITÉ !


[cliquer ici pour consulter le site officiel de Thierry Jonquet,
et ici pour le bel hommage d'Hubert Artus dans Rue89]